Autrefois connu sous le nom d’aigle à tête blanche, le pygargue est le plus gros rapace du Canada et sans doute le plus majestueux. À la naissance, son plumage est essentiellement brun ; ce n’est qu’après quelques mues que le blanc éclatant de sa tête et de sa queue ressort. Ce charognard adore se régaler de poissons rejetés sur la rive et ne se gêne pas pour dérober les proies de ses adversaires.
Maison au bord de la mer
Le pygargue à tête blanche niche près des grands cours d’eau, le long des zones côtières et particulièrement sur les îles, à l’abri des prédateurs. Au Québec, l’île d’Anticosti héberge plus de 40 % des populations actives, et ce, tout au long de l’année. L’hiver venu, la majorité des autres colonies du Québec migre vers l’extérieur de la province ou se retire dans les terres, là où les eaux sont peu gelées et la nourriture abondante.
Population en chute libre
La situation des pygargues est quelque peu précaire au Québec. L’épandage massif de pesticides dans les années 1970 a grandement contribué au déclin de l’espèce, ces produits entraînant des malformations chez l’embryon ainsi que des complications pouvant aller jusqu’à la mort. Aujourd’hui, des mesures de protection des sites de nidification et l’installation de plateformes servant de nichoirs soutiennent l’expansion des populations.
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