Marsouin

Un grand timide

Le Saint-Laurent abrite l’un des plus petits cétacés des mers du monde : le marsouin commun. Sa ressemblance avec le dauphin est frappante et, comme lui, il se tient généralement en groupe. On le reconnaît à son ventre blanc et à une cape dorsale plus noire que la nuit. Timide, il sort à peine la nageoire dorsale pour reprendre son souffle et s’approche très peu des embarcations. Il vit dans les eaux froides, le long des côtes.

Prisonnier de la berge

Jadis, la pêche aux marsouins, communément appelée la pêche à fascines, était très populaire à l’Isle-aux-Coudres. Les Indiens ainsi que les gens de l’île capturaient le mammifère par un système de perches (« harts ») enfoncées en demi-cercle dans la vase. Le marsouin qui s’y aventurait avait peu de chances de retrouver la sortie, paniqué qu’il était et retenu par la force des courants. Pendant ce temps, la marée baissait et le faisait prisonnier de la berge. Cette pêche s’effectua pendant de nombreuses années.

Populations décimées

La pêche abusive des années 20 est l’une des principales raisons de la diminution des populations de marsouins dans le Saint-Laurent, mais d’autres facteurs menacent aujourd’hui leur survie. Chaque année, des milliers de marsouins meurent, capturés accidentellement dans les filets utilisés pour la pêche aux poissons de fond. La précarité de ses populations lui confère un statut d’espèce préoccupante au Canada.

Marsouin dans les eaux du Saint-Laurent
Marsouins se promenant dans les eaux du Saint-Laurent

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