Jean-François Bouchard

Jean-François Bouchard

Tâche : Réalisateur

Port d'attache : Rimouski

Période à bord : 2 juillet 2005 au 7 juillet 2005

Qu'est-ce que le fleuve Saint-Laurent évoque pour vous ?

Jean-François est né dans les Cantons de l’Est. C’est à partir de l’âge de 6 ans qu’il a grandi près du fleuve, plus précisément à Rivière-du-Loup, dans le Bas-Saint-Laurent. Flânant près des quais, il était fasciné par les goélettes sur lesquelles on chargeait du bois. Puis, à 9 ans, il a vu « Les voitures d’eau », un film de Jean-Pierre Perreault. Ces images lui ont encore plus parlé du fleuve.

Dans sa vie, le fleuve a donc pris tranquillement une place de plus en plus grande. Il a pris conscience de sa splendeur et en est maintenant touché pour la vie. Il croit que peu importe l’endroit d’où on vient et où on va, si on a été imprégné par le fleuve, on a besoin de son contact régulièrement et même souvent. « Ça crée une belle dépendance », dit-il.

Seul, assis sur une roche devant le fleuve, il a souvent l’impression de faire une prière. En fait, il s’agit d’une façon d’entrer en soi, et c’est un contact privilégié, selon lui.
Il aime aussi l’horizon sur le fleuve, qui permet de voir loin sans que rien ne vienne obstruer la vue. « Notre regard peut s’y perdre », confie-t-il.

Selon vous, pourquoi est-il important de préserver le Saint-Laurent ?

Très jeune, Jean-François a pris conscience de la fragilité du fleuve et il a voulu choisir un métier pour se rapprocher du Saint-Laurent.

Toutes ses activités professionnelles en réalisation ont gravité autour de la conservation en général et des richesses naturelles du fleuve. Que ce soit par la série « Images grandeur nature » ou les projets documentaires avec les Productions Vic Pelletier (« Îles d’inspiration », « Histoires oubliées »…), le fleuve est vraiment très présent dans sa vie professionnelle.

C’est clair pour lui qu’il faut protéger le fleuve parce que c’est un tout. Tout est lié entre les divers écosystèmes.

Si on prend le temps de s’intéresser au fleuve, cela peut nous amener vers une « conscience » plus développée en général, croit Jean-François.