Les derniers joyaux du fleuve Saint-Laurent, région montréalaise

3 juillet 2005 à 15 h 01

Annette Gonthier

Les derniers joyaux du fleuve Saint-Laurent, région montréalaise



Selon Kim Marineau, écologiste-botaniste, il ne reste que quelques joyaux sur le Saint-Laurent, aux environs de Montréal. L’effort de conservation est donc vital.



En voici quelques-uns :



- La pointe sud de l’île des Soeurs est un des derniers beaux marécages de la région montréalaise, en bordure du fleuve. D’ailleurs, Kim est conseillère scientifique pour l’île des Soeurs depuis cinq ans. C’est dans les années 60 que l’île a été remblayée pour son agrandissement. Cependant, la forêt de l’île comptait 100 hectares, dont il ne reste plus que 25 hectares. Ce coin de verdure est maintenant protégé grâce aux pressions de certains citoyens. La cause est loin d’être gagnée, toutefois, car les terrains sont très chers à cet endroit situé à cinq minutes du centre-ville. Le développement et la construction de tours d’habitation se poursuivent. Paradoxalement, l’île des Sœurs est un lieu recherché par les ornithologues.



- Située à proximité des Rapides de Lachine, l’île aux Hérons est un site exceptionnel qui abrite un refuge faunique, mais aussi une flore particulière. On n’a qu’à penser au micocoulier, un arbre très rare. Pour l’instant, les hérons ont de la nourriture en abondance, mais quand les poissons ne pourront plus se reproduire dans les ruisseaux qui auront été remblayés, le problème deviendra encore plus important.



- L’île Sainte-Hélène est un « ex-joyau », car elle a été construite sur une assise rocheuse plutôt rare, un type de fossile (partie à l’ouest du pont Jacques-Cartier). Il est possible d’en voir encore les vestiges. L’Expo 67 a triplé la superficie de ce lieu et des marécages ont été sacrifiés. Notons que cette île a été baptisée par Champlain et qu’elle a eu une vocation agricole pendant 150 ans.



- La Ronde, maintenant parc d’attractions, était bien avant « l’île Ronde ».



Bref, Montréal manque de parcs naturels et de milieux humides pour assurer une diversité de la faune et de la flore. La Ville a aussi besoin de zones tampons pour pallier l’omniprésence du béton. On peut s’en rendre compte particulièrement en temps de canicule…



À voir : www.conservationdelanature.ca