L’accès au fleuve pour les Montréalais

3 juillet 2005 à 15 h 10

Annette Gonthier

L’accès au fleuve pour les Montréalais





Comme plusieurs intervenants du domaine de l’environnement, Luc Bergeron, directeur du Comité ZIP (Zone d’intervention prioritaire) de Ville-Marie, prône l’accès au fleuve pour les Montréalais, avec baignade et activités récréatives. « Redonner la route bleue au peuple », selon sa propre expression. Il ajoute que l’utopie serait de voir un homme d’affaires montréalais qui marche vers une plage de la ville pour aller s’y baigner.



Des efforts sont faits pour favoriser l’accès au fleuve, mais on voit encore beaucoup d’interventions qui visent à artificialiser les rives du fleuve Saint-Laurent. Il y a eu aussi l’extension de la route 132 au détriment du fleuve. Cependant, avec les programmes d’assainissement des eaux mis en place entre 1988 et 1995, l’amélioration de la qualité de l’eau est vraiment considérable.



Il faut donc apprivoiser à nouveau notre relation au fleuve. Depuis les années 60, les activités récréotouristiques et l’environnement ont pris de l’importance auprès de la population. Considérant aussi les plus fréquents épisodes de canicule dont seront responsables les changements climatiques, et dans le contexte de l’accord de Kyoto :

« Mieux vaut aller se baigner que climatiser, non ? »