Mardi
La forte humidité, l’absence de vent et le chaud rayonnement du soleil feront de cette journée le summum d’inconfort que je puisse m’imaginer. À l’ombre, il fait 35 degrés. Je n’ai jamais senti une telle chaleur. Pas même à Montréal. Certainement pas chez moi, en Gaspésie. Andréi, pour avoir déjà tourné un documentaire dans la jungle du Panama, a connu pire; mais il concède que ça ne fait pas d’aujourd’hui une journée facile à supporter !
11h : Tournage aux installations du quai de transbordement du « Gypsum », matière industrielle qui sert à la fabrication du gypse artificiel.
17h : Olé m’explique qu’il a réussi à parler au ministère de l’Industrie et à la municipalité de Port Colborne. Ils lui ont dit que le Gypsum était réglementaire et qu’il pouvait également avoir de l’information auprès de l’entreprise concernée. Ils ont pu rencontrer les directeurs, qui leur ont montré les papiers d’attestation d’Environnement Canada. Les dirigeants de l’entreprise ont ajouté que les citoyens dérangés par les polluants industriels ne devaient tout simplement pas vivre dans une région comme Port Colborne, que c’est une zone industrielle et que ceux qui y habitent doivent en accepter les conséquences.
C’est une bien triste façon de léguer l’environnement aux générations futures…